Le serment d'Hippocrate réactualisé indique que le médecin doit respecter «toutes les personnes sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions.» Même s'il n'est pas d'accord avec une médecine non-conventionnelle, un médecin peut très bien y avoir recours pour respecter les croyances du patient. L'utilisation d'une médecine non-conventionnelle par un médecin, éventuellement au sein d'un hôpital, n'est donc pas une forme de validation de la méthode. D'un point de vue pragmatique, tant que la méthode apporte bien-être et réconfort au patient, le médecin peut l'utiliser même s'il est convaincu que l'effet n'est que placebo (la médecine conventionnelle utilise d'ailleurs fréquemment des placebos). Dans le même ordre d'idée, la présence de lieux de prière et d'aumôneries au sein d'un hôpital n'indique pas que le personnel soignant soit croyant, mais qu'il respecte la croyance des patients et accepte de mettre en œuvre tout ce qui apporte du réconfort.

Rien n'empêche un médecin de pratiquer une médecine non-conventionnelle. De nombreux professionnels paramédicaux les utilisent. Elles peuvent être proposées par des personnes qui ne sont ni médecins ni paramédicaux (infirmiers, kinésithérapeutes, etc.). Face à la diversité de ces pratiques non conventionnelles avec des praticiens très hétérogènes des tentatives de réglementation et de contrôle tentent de se mettre en place.

Source:

The Scientific Review of Alternative Medicine, «About The Scientific Review of Alternative Medicine», 2011.



















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