Le care et le cure

 

«Dans les services de santé, des choix fondamentaux s'imposent: entre le préventif et le curatif par exemple, de même qu'entre ce que les Anglo-Saxons appellent le care et le cure. La traduction de care par soin et de cure par traitement ne rend pas pleinement justice à cette distinction.

Il vaut mieux prévenir que guérir, et cela côute moins cher. C'est pourquoi les ministres de la santé rêvent, depuis qu'ils existent, d'accorder à la prévention toute l'importance qu'elle mérite. La demande de traitements est telle cependant que le curatif continue d'absorber la quasi-totalité des fonds disponibles.

Le care est aussi défavorisé par rappport au cure. Le cure correspond évidemment au pôle curatif, mais la notion de care ajoute une notion essentielle à l'idée de prévention, d'hygiène au sens large: l'attention à la fois éclairée et compatissante accordée au malade. Le nom de Florence Nightingale est à jamais associé à l'idée de care.

C'est son sens du care qui amena cette infirmière à moderniser les hôpitaux, au moment précis où la science, tournée vers le cure, y pénétrait. Care, cure; médecine comme art, médecine comme science.

Les maladies étaient jadis aiguës en majorité, les infections venant en tête de liste. Elles sont aujourd'hui chroniques (arthrite, maux de dos, états dépressifs) dans une proportion que l'on situe autour de 70%. D'où une importance accrue du care.

 

Encyclopédie de l’Agora : http://agora.qc.ca







































Ajouter vos commentaires

0
conditions d'utilisation.
  • Aucun commentaire trouvé