Selon les médecins qui s’intéressent à titre personnel à ces techniques ou médecines, il y aurait un manque de procédures adaptées à l’introduction et à l’étude des apports des médecines parallèles, car les approches de santé sont gérées au niveau politique et institutionnel et que l’argent va principalement aux laboratoires et aux chercheurs «classiques» — chaque laboratoire pharmaceutique dit financer ses propres recherches et essais cliniques pour prouver l’efficacité du produit sans financement public. En France par exemple, la grande majorité des crédits de la recherche n’est pas publique mais privée (laboratoires pharmaceutiques ou bien associations). Quand les techniques ne sont pas néfastes, ils demandent à fixer un cadre clair à ces pratiques tant qu’il n’y a pas d’ambiguïté sur le caractère non médical de l’action (pas d’usurpation du titre de médecin). L’utilisation d’une thérapeutique nouvelle devrait selon eux passer par des essais de validation très encadrés.

L’effet placebo et le réconfort qu’apportent, entre autres, ces méthodes ont un certain intérêt, les médecins prescrivant eux-mêmes des placebos. Les promoteurs de certaines médecines non-conventionnelles s’appuient sur cet effet placebo pour prouver que le psychisme est fondamental dans la guérison; cependant, l’effet placebo peut agir alors même que l’on sait qu’il s’agit d’un effet placebo. L’amélioration de l’état de santé de patients ayant recours à ces médecines, même si elle est indiscernable de la guérison naturelle, a conduit en son temps au remboursement de l’homéopathie et à l’acceptation de l'acupuncture et de la sophrologie dans certains hôpitaux, plus récemment à l’acceptation en France de l’ostéopathie.

Ces médecines non conventionnelles répondent à une lacune de la médecine conventionnelle en termes d'amélioration de la qualité de vie du patient. La plupart d'entre elles ne prétendraient pas se substituer à la médecine conventionnelle mais interviendraient en prophylaxie entre un état de pleine santé et l'apparition de troubles dits organiques. Une fois ceux-ci constitués, ces médecines parallèles pourraient au mieux se poser en adjuvant thérapeutique pour potentialiser la prise en charge médicale. Ces médecines parallèles, à l'instar de la médecine conventionnelle, sont fondées sur l'expérimentation et sont souvent antérieures (médecine chinoise par exemple), en ce sens, aucune d'entre elles (médecine conventionnelle comprise) ne pourrait revendiquer une exclusivité scientifique totalement démontrable et de ce fait restent toutes en perpétuelle évolution en fonction des progrès de la technique.

La médecine admise comme «rationnelle» et les médecines parallèles seraient donc complémentaires et non opposées.

Source:

The Scientific Review of Alternative Medicine, «About The Scientific Review of Alternative Medicine», 2011.



















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